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NeoGeo AES+ : le retour de la Rolls du retrogaming - Tout ce qu'on sait (et tout ce qu'on devine encore)

De retrogamer à retrogamer — un dossier complet sur la console que personne n'attendait, mais que tout le monde espérait secrètement.

La console de nos rêves d'ado revient nous hanter

Soyons honnêtes deux secondes entre nous : il y a des annonces qui te font lever un sourcil, et il y a des annonces qui te font instinctivement vérifier l'état de ton compte en banque. La NeoGeo AES+ appartient clairement à la seconde catégorie.

Pour ceux qui ont grandi le nez collé aux vitrines des magasins d'import dans les années 90, la NeoGeo, c'était l'inaccessible. La console qu'on regardait comme on regarde une voiture de sport, avec envie, et la certitude tranquille qu'on ne l'aurait jamais. Alors quand SNK et Plaion Replai annoncent une réédition officielle, à cartouches, sans émulation, et à un tarif qui ne nécessite plus de revendre un rein… forcément, ça remue quelque chose.

Je vais vous le dire tout de suite pour jouer franc-jeu : j'ai craqué. J'ai précommandé l'édition Anniversary blanche. Donc oui, ce dossier est écrit par quelqu'un qui a déjà sorti la CB, et qui essaie malgré tout de garder la tête froide. Parce que — on va y revenir longuement — une bonne partie de ce qu'on raconte sur cette machine reste, à ce jour, de la théorie sur le papier. Personne, en dehors de chez le fabricant, ne l'a réellement eue entre les mains.

Mais commençons par le commencement.

C'est quoi la NeoGeo, pour ceux qui débarquent ?

Le trailer ici : https://youtu.be/U7J0whhwi0U?si=KbfUbCs8KF9EpBRP

La NeoGeo AES (pour Advanced Entertainment System) sort au Japon en 1990, avec un déploiement retail élargi en 1991. Son idée de génie, à l'époque : ramener littéralement la borne d'arcade à la maison. Pas une version allégée, pas un portage rabougri comme le faisaient la plupart des consoles 16 bits concurrentes — non, le même hardware que les bornes MVS qui tournaient dans les salles. Les conversions étaient du 1:1.

Concrètement, pendant que tes potes se contentaient de portages amputés sur leurs consoles 16 bits, le mec qui avait une NeoGeo à la maison jouait à la version arcade. Exactement. Au pixel près.

Le revers de la médaille, c'était le prix. Et là, anecdote pour les plus jeunes : à l'époque, une seule cartouche pouvait coûter plus cher qu'une console concurrente entière. On parle de jeux à plusieurs centaines, voire milliers de francs. Tellement cher que tout un écosystème de location de cartouches s'était monté dans les vidéoclubs — parce que personne de normalement constitué ne pouvait se constituer une ludothèque à ce tarif. La NeoGeo, c'était la console des rois… ou des gens prêts à manger des pâtes pendant six mois.

Et techniquement, ces cartouches étaient des monstres. Là où les machines 16 bits trimballaient des jeux de 4 ou 8 Mb, la NeoGeo balançait des titres dépassant allègrement les 100 Mb — d'où le fameux slogan « 100 Mega Shock » estampillé sur les boîtes. Le plus gros jeu de la plateforme a même atteint 708 Mb. Pour 1990, c'était proprement délirant.

Ce qui rendait la NeoGeo si bluffante visuellement, c'est qu'elle pouvait afficher une quantité de sprites et des animations énormes pour l'époque, sans clignoter ni ramer (à part quelques exceptions). Pendant que les concurrentes faisaient « disparaître » des sprites quand ça surchauffait, la NeoGeo, elle, encaissait.

L'annonce 2026 : la NeoGeo AES+ en détail

Place au présent. SNK, en partenariat avec Plaion Replai, dévoile donc la NeoGeo AES+ pour fêter les 35 ans de la marque. Le mot d'ordre marketing est aussi direct qu'un uppercut de Terry Bogard :

« No Emulation, No Compromise, No Comparison. »

Date et prix

  • Sortie mondiale : 12 novembre 2026.

  • Précommandes déjà ouvertes. Et si mes chiffres sont bon, déja 300.000 précommande mondial !

  • Trois éditions au catalogue.

Les trois éditions

Édition

Prix

Contenu

Couleur

Standard

199,99 €

Console + stick arcade filaire + alimentation + câble HDMI

Noir

Anniversary (35 ans)

299,99 €

Console + stick arcade sans fil + cartouche Metal Slug blanche exclusive + Memory Card assortie

Blanc glace

Ultimate

899,99 €

Console + stick sans fil + stick filaire + manette sans fil + Memory Card + l'ensemble des accessoires + jeux de lancement

 

⚠️ Note pour les chasseurs de bons plans : un code promo de bienvenue WELCOM10 a circulé au moment de l'annonce sur la boutique officielle Plaion Replai, censé faire économiser une grosse poignée d'euros. À vérifier impérativement au moment de votre commande — Pour moi, il n'a pas fonctionné, mais le code WELCOM5 lui est passé. J'ai gagné les frais de port grosso-modo mais c'est déjà pas mal.

La cartouche Metal Slug blanche de l'édition Anniversary ne sera pas vendue séparément : c'est un exclusif collector. (Et oui, c'est en partie la raison pour laquelle j'ai pris la blanche. Je m'assume.)

Les 10 jeux de lancement

Tous en cartouches physiques à 79,99 € l'unité, et — détail crucial — compatibles aussi bien avec l'AES+ qu'avec une NeoGeo d'origine :

  1. Metal Slug

  2. The King of Fighters 2002

  3. Garou: Mark of the Wolves

  4. Big Tournament Golf (alias Neo Turf Masters)

  5. Shock Troopers

  6. Samurai Shodown V Special

  7. Pulstar

  8. Twinkle Star Sprites

  9. Magician Lord

  10. Over Top

Une sélection futée qui couvre run-and-gun, versus fighting, shmup et même le golf le plus addictif de l'histoire de la 2D. D'autres titres sont annoncés pour plus tard (les paris sont ouverts : un Super Sidekicks, peut-être ?). Ces titres raviront évidament les personnes qui ne pouvaient pas se payer les titres originaux d'époque avec les tarifs exorbitant auquel ils sont aujourd'hui. Perso j'ai préféré acheter une voiture pour tous les jours et la familles qu'un Metal Slug ;)

Les accessoires

  • Arcade Stick (noir ou blanc), réplique 1:1 de l'original, désormais filaire ET sans fil — 99,99 €

  • Gamepad noir, réplique de la manette NeoGeo CD — 49,99 €

  • Memory Card (noire ou blanche), au format d'origine mais — alléluia — sans pile — 29,99 €

💾 Petit mot sur la Memory Card sans pile : si vous avez déjà perdu une sauvegarde parce qu'une pile CR2032 a rendu l'âme au pire moment, vous savez exactement pourquoi ce détail vaut de l'or. Sur l'AES+, les high scores et sauvegardes sont conservés de façon permanente. Fini le drame.

👉 Où précommander (liens affiliés)

Vous pouvez précommander directement sur le site Plaion Replai, Micromania, etc... Et bien sûr sur Amazon :

Les jeux :

  • Tous les liens dans le paragraphe précédent.

La partie technique : comment ça marchait, à l'origine

Bon, c'est là que ça devient sérieux, et c'est là que ce dossier se distingue d'une simple fiche produit. Parce que tout l'argumentaire de l'AES+ tourne autour d'un mot : « sans émulation ». Pour comprendre pourquoi c'est un argument fort, il faut comprendre comment fonctionne vraiment une NeoGeo. Et là, j'ai eu la chance de m'appuyer sur les explications d'un ingénieur électronicien qui a décortiqué une carte mère MVS (rappelons-le : MVS arcade et AES maison partagent les mêmes composants).

Le cœur : le Motorola 68000

Prototype du processeur Motorola 68000

Au centre de la bête, on trouve un microprocesseur Motorola 68000, un 16 bits très répandu dans les années 80' 90', puissant et rapide pour son temps. Son boulot ? Lire les jeux instruction par instruction, directement depuis la mémoire de la cartouche. Ces instructions sont écrites spécifiquement pour le 68000 — et pour rien d'autre.

C'est exactement là que tout se joue.

Émulation vs hardware d'origine

Imaginez que vous preniez un microprocesseur moderne et plus rapide — celui d'un Raspberry Pi, par exemple. Lui aussi comprend des instructions… mais pas les mêmes. Si vous lui donnez à manger du code 68000 brut, il ne comprend rien et plante. C'est incompatible.

Émuler, ça consiste donc à faire en sorte que ce processeur moderne analyse chaque instruction 68000, la décortique, et reproduise par le calcul ce que le 68000 aurait fait. Le hic : pour une seule instruction d'origine, il peut falloir en exécuter 10, 20, voire bien davantage. D'où la nécessité d'un processeur beaucoup plus rapide — et surtout d'une émulation très bien programmée. Quand ce n'est pas parfait, on récolte ce qu'on connaît tous : petits glitches, micro-ralentissements, audio légèrement à côté. La plupart du temps ça marche très bien, mais ce n'est jamais strictement identique.

Les ASIC : la signature de SNK

Les ASIC signature de SNK

Le reste de la carte est truffé de puces particulières, qu'on reconnaît à leurs noms commençant par « Neo » : Neo B1, Neo C1, LSPC, etc. Ce sont des ASIC (Application-Specific Integrated Circuits).

Un ASIC, ce n'est pas un processeur du commerce qu'on a programmé : c'est un circuit gravé sur mesure dans le silicium, conçu pour faire une tâche bien précise (gestion graphique, décodage d'adresses, orchestration…). C'est moins cher à produire en masse et ça permet de compacter énormément de fonctions. SNK en a usé et abusé.

Le revers ? Quand un ASIC tombe en panne, ça ne se fabrique plus. La seule solution de réparation, c'est de cannibaliser une autre carte morte pour récupérer la puce. Brutal, mais c'est la réalité du dépannage NeoGeo aujourd'hui.

ROM masquée vs EPROM : le test d'authenticité

Petit aparté qui peut servir aux collectionneurs : dans une cartouche NeoGeo authentique, le code du jeu est stocké dans des ROM masquées — gravées en usine, produites en masse, non modifiables… mais quasi immortelles si on les conserve correctement.

À ne pas confondre avec les EPROM, reconnaissables à leur petite fenêtre transparente (qui sert à effacer la puce aux ultraviolets). On en trouve dans de très rares cas — généralement quand le fabricant avait fait une erreur et devait reflasher. Inconvénient : les EPROM peuvent perdre leur programmation avec le temps. Donc retenez la règle : une cartouche bardée de ROM masquées = signe d'originalité ; une fenêtre UV qui dépasse = curiosité (ou bidouille).

La génération de l'image : le RGB pur, et les compromis

NeoGeo AES RGB composite

C'est la partie que je préfère, parce qu'elle explique pourquoi la NeoGeo a une patte visuelle si reconnaissable.

Le Neo B1 est le chef d'orchestre de l'image. En permanence, il interroge l'ASIC d'affichage (LSPC) et la RAM palette, qui contient la correspondance entre chaque pixel et sa couleur réelle. La NeoGeo gère 256 palettes de 16 couleurs, chaque composante (rouge, vert, bleu) codée sur 5 bits — soit 15 bits de couleur, plus un 16ᵉ bit spécial dit "shadow", qui assombrit directement un sprite en hardware. C'est lui, par exemple, qui crée proprement les ombres sous les personnages dans les jeux de combat, sans avoir à dessiner des sprites sombres séparés. Malin.

Ensuite, un DAC (convertisseur numérique → analogique), bâti tout simplement avec un réseau de résistances de valeurs précises, transforme tout ça en signal RGB analogique. Et attention : ces valeurs de résistances sont critiques. Les changer, c'est fausser toute la colorimétrie. C'est en grande partie là que se niche la « teinte NeoGeo ».

Mais voilà le problème historique : la tension RGB en sortie peut grimper à ~4 V — parfait pour un tube cathodique d'arcade, costaud et fait pour ça. Sauf que pour une télé domestique en péritel, il faut environ 1 V maxi. Il a donc fallu adapter cette tension, et c'est la grande spécificité de l'AES côté salon : une puce Sony (CXA1145) se charge à la fois de mettre le RGB au format péritel et de générer le signal composite (la fameuse fiche jaune), nécessaire pour les télés qui n'acceptaient pas le RGB.

Petit clin d'œil d'ingénieur, d'ailleurs : SNK n'a même pas respecté à la lettre les valeurs de condensateurs et de résistances préconisées par Sony sur le schéma de référence du composant. Bricolage de constructeur — et ça participe aussi au rendu si particulier.

Dernier point utile à connaître : le 50/60 Hz est cadencé par le Neo B1 via une interruption verticale synchronisée avec le rendu de l'image. C'est précisément pour ça qu'un jeu tourne un poil plus vite en 60 Hz qu'en 50 Hz — un détail que tous les puristes connaissent par cœur.

La partie technique de l'AES+ : ce qu'on sait, ce qu'on suppose

Et maintenant, le passage le plus important de tout ce dossier. 

Ce qui est officiellement annoncé

  • La console n'utilise ni émulation logicielle, ni FPGA, mais des ASIC « re-engineerés selon les standards modernes », dérivés des puces d'origine, censés reproduire fidèlement le comportement du hardware de 1990.

  • Sortie HDMI à faible latence, jusqu'en 1080p.

  • Sortie AV / RGB analogique conservée pour les amoureux du CRT.

  • Ports DB15 d'origine : vos manettes, sticks et memory cards d'époque restent utilisables.

  • DIP switches sous la console pour changer la région/langue, choisir le mode d'affichage, et même overclocker le hardware.

  • Compatibilité avec les cartouches AES d'origine + les nouvelles reproductions.

  • Consommation réduite et sauvegarde permanente des high scores.

Sur le papier, franchement, c'est la copie de rêve : tu prends l'âme d'origine, tu gardes le format cartouche, et tu ajoutes juste ce qu'il faut de modernité pour brancher la bête sur une 4K sans bidouiller.

Ce qui reste de la théorie (et qu'il faut garder en tête)

Voilà où je remets ma casquette de retrogamer prudent. Tant que personne n'a démonté et testé une unité de série, beaucoup de choses restent des promesses. Notamment :

1. « Sans émulation », vraiment ? Le terme « ASIC re-engineerés » est volontairement flou. Reproduire un ASIC à l'identique, c'est replacer parfaitement chaque porte logique du circuit d'origine. C'est jouable techniquement — mais le diable est dans les détails. Plusieurs observateurs notent que le décorticage technique au lancement sera nécessaire pour trancher s'il s'agit d'une vraie reproduction matérielle ou d'une « simulation du hardware gravée dans un ASIC moderne », ce qui n'est pas tout à fait la même chose. À ce stade : on ne sait pas avec certitude ce qu'il y a réellement sous le capot. Vrai 68000 ? CPU intégré dans un gros ASIC fourre-tout ? Mystère.

2. La qualité de la sortie HDMI : 100 % inconnue. On nous promet du 1080p basse latence. Mais quelle qualité de mise à l'échelle ? Y aura-t-il des scanlines dignes de ce nom, des options de filtres, un traitement propre de l'image ? Aucune image de série, aucun test indépendant à l'heure où j'écris. La meilleure approche technique serait de prélever le signal RGB à la source (là où il est propre) puis de le convertir en HDMI via un ASIC dédié, avec scanlines — mais rien ne confirme que c'est ce qui a été fait.

3. La colorimétrie. Si SNK a conservé les réseaux de résistances d'origine pour le DAC analogique (ce qui serait logique et peu coûteux), on retrouvera la teinte exacte de la NeoGeo. Mais sur le rendu HDMI, tout dépendra du traitement numérique. Wait and see.

4. Les délais. Vu le raz-de-marée de précommandes et la hype, le vrai risque, c'est la tenue de la deadline de novembre. Personne n'a envie d'un produit bâclé dans la précipitation. Croisons les doigts pour que le projet ait été suffisamment avancé en amont. Perso, je prèrerais un retard, que du baclage.

En résumé : l'intention affichée est superbe, l'exécution reste à prouver. Je suis hypé, mais je garde mes superlatifs au chaud jusqu'aux premiers tests indépendants.

Faut-il craquer ? Mon avis perso...

Ça dépend de qui vous êtes :

  • Le nostalgique qui n'a jamais pu se l'offrir : c'est probablement votre meilleure (et plus abordable) occasion d'avoir une vraie expérience NeoGeo à cartouches. 199,99 €, c'est sans commune mesure avec les tarifs d'époque ou ceux du marché collector actuel.

  • Le collectionneur : la compatibilité avec les cartouches d'origine et la sortie de nouvelles cartouches officielles, c'est énorme. La cartouche Metal Slug blanche exclusive risque de devenir un objet recherché.

  • Le puriste hardware : attendez les démontages et les tests indépendants avant de vous prononcer. L'argument « sans émulation » mérite vérification.

  • Le joueur occasionnel : si vous voulez juste rejouer à Metal Slug sur votre canapé, une compilation officielle moins chère fera sans doute l'affaire. L'AES+, c'est un objet de passion, pas un achat rationnel.

NeoGeo AES+ Anniversary 35ans (Blanche)

Pour ma part ? J'ai pris l'Anniversary blanche, et je l'assume totalement. Parfois, le retrogaming, ce n'est pas une question de raison. Pourquoi la blanche ? 

  1. On n'a jamais vu de NeoGeo AES blanche
  2. C'est le pack Anniversary 35 ans
  3. Il contien tout ce qu'il faut pour jouer : Console, jeu, manette sans fil, memory card... et tout en blanc :D
  4. Super rapport contenu/prix
  5. La boite sera très belle sur mon étagère (j'adore les boites)

Conclusion

La NeoGeo AES+ est l'une des rééditions les plus excitantes que le retrogaming ait connues depuis longtemps, précisément parce qu'elle refuse la facilité de l'émulation recyclée dans une jolie boîte. L'ambition est là, le respect du matériel d'origine aussi, et le prix d'entrée rend enfin accessible une légende longtemps réservée à une élite.

Mais — et je le redis une dernière fois — gardons la tête froide jusqu'aux premiers tests réels. Sur le papier, c'est le rêve. Dans la vraie vie, on verra le 12 novembre 2026. D'ici là, je serai dans le camp des hypés prudents, ma précommande blanche bien au chaud.

Et vous, vous craquez ? Dites-moi en commentaire quelle édition vous visez — et surtout, quel jeu vous lancez en premier. (Pour moi, ce sera Metal Slug, évidemment.)

 

Cet article contient des liens affiliés. Si vous précommandez via ces liens, je touche une petite commission qui aide à faire vivre le site, sans aucun surcoût pour vous. Merci d'avance, et bon game !

Sources de l'annonce officielle : Plaion Replai / SNK, recoupées via ChocoBonPlan, Clubic, Generation-NT, Mac4ever et VideoCardz. Explications techniques basées sur le décorticage d'une carte mère MVS/AES par Philippe D.,un ingénieur électronicien.

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